C'est un blog qui est destiné à suivre les différentes commémorations, cent années après de tout ce qui a pu concerner le sous-lieutenant Louis Benoit, mon oncle, le capitaine Jean Journès, mon grand-père et le alors capitaine Emile Marchal, mon père durant les années 1914 et 1915. Il s'agira en premier lieu de suivre le premier mort, le 15 septembre 1914.
mercredi 23 avril 2014
OUVRAGE DE REFERENCE SUR LES COMBATS DE L'ARGONNE SEPTEMBRE 1914
Voici quelques extraits de l'ouvrage de référence écrit sur les combats de l'Argonne par le Général Rouyer en 1973 :
mardi 22 avril 2014
Comment comprendre ce qui s'est passé entre les 10 septembre et 15 septembre 1914 à La Chalade (Argonne) ?
A cette phrase finale de la Générale Marchal, "Vous ne pouvez pas comprendre", il convient sans doute d'apporter aujourd'hui quelques commentaires, de bien établir ce qui peut être compris et sans doute ce qui ne le sera qu'au travers de filtres et de prismes qui nous sont apportés par les époques changeantes dans lesquelles nous vivons.
Ce n'est pas notre objectif que de comprendre en se mettant en situation, bien que des reproductions historiques de scènes de batailles sont aujourd'hui faites pour des batailles napoléoniennes, par exemple. Le temps n'est pas venu de la reconstitution de batailles dans la boue de l'Argonne.
Enfin, une reconstitution n'est pas la réalité.
Alors, il reste l'imagination, qui part des écrits les plus exacts possibles, et les écrits du Général Rouyer sont remarquablement élaborés. Ils datent de 1973, pour l'extrait qui est ici scanné. Nous pouvons toujours rajouter des détails, ajouter des photographies par exemple, des explications complémentaires, mais aujourd'hui, cela devrait suffire. Il convient de faire un travail d'appropriation, d'aller sur le terrain, avec les cartes en main, de prendre la mesure du brouillard et de l'humidité de cette forêt de l'Argonne.
Le capitaine Marchal est fait prisonnier le 23 juin 1915, le capitaine Jean Journès meurt le 6 octobre 1915 dans la zone de Perthes les Hurlus (Marne), et le sous-lieutenant Louis Benoit meurt le 15 septembre 1914 à SERVON LA CHALADE, dans l'ARGONNE. Il y a durant ces deux années un consentement à la guerre et à ses risques inhérents, de la même manière qu'un jeune homme converti à l'Islam va aujourd'hui se battre. Simplement aujourd'hui, il n'y a pas de consentement global en Belgique à ce qu'un jeune Belge francophone issu de l'immigration maghrebine ou un jeune belge "de souche" s'il est permis de parler ainsi aille se faire tuer à 18 ans quelque part du côté d'Alep en Syrie. Les seules guerres qui impliquent des européens, sont des opérations de maintien de la paix, d'interposition entre ethnies rivales en RCA ou bien répondre à l'invasion du Mali par des groupes inspirés d'AQMI.
Ces guerres ne nous concernent guère, désormais. Elle impliquent des professionnels, qui connaissent les risques du métier, mais même avec des professionnels, la population civile ne tolèrerait guère que les pertes humaines soient importantes. Que des jeunes français, ou des soldats de la Légion Etrangère puissent mourir dans des opérations extérieures de maintien de la paix, ceci est de moins en moins admis.
Alors, les immenses pertes en vie humaines dans les combats de l'Argonne et ailleurs sur la ligne de front de ce mois de septembre 1914 sont désormais complètement en dehors de notre monde.
Et aujourd'hui, par exemple, j'envoie un chèque de 500 euros au trésorier allemand Hans Georg du LIONS CLUB PARIS SAINT GEORGES pour faire face aux premières dépenses de ce club que nous allons construire tous ensemble, un petit groupe...mais dans un objectif de rendre service à un autre et sur une base consensuelle.
Ce n'est pas notre objectif que de comprendre en se mettant en situation, bien que des reproductions historiques de scènes de batailles sont aujourd'hui faites pour des batailles napoléoniennes, par exemple. Le temps n'est pas venu de la reconstitution de batailles dans la boue de l'Argonne.
Enfin, une reconstitution n'est pas la réalité.
Alors, il reste l'imagination, qui part des écrits les plus exacts possibles, et les écrits du Général Rouyer sont remarquablement élaborés. Ils datent de 1973, pour l'extrait qui est ici scanné. Nous pouvons toujours rajouter des détails, ajouter des photographies par exemple, des explications complémentaires, mais aujourd'hui, cela devrait suffire. Il convient de faire un travail d'appropriation, d'aller sur le terrain, avec les cartes en main, de prendre la mesure du brouillard et de l'humidité de cette forêt de l'Argonne.
Le capitaine Marchal est fait prisonnier le 23 juin 1915, le capitaine Jean Journès meurt le 6 octobre 1915 dans la zone de Perthes les Hurlus (Marne), et le sous-lieutenant Louis Benoit meurt le 15 septembre 1914 à SERVON LA CHALADE, dans l'ARGONNE. Il y a durant ces deux années un consentement à la guerre et à ses risques inhérents, de la même manière qu'un jeune homme converti à l'Islam va aujourd'hui se battre. Simplement aujourd'hui, il n'y a pas de consentement global en Belgique à ce qu'un jeune Belge francophone issu de l'immigration maghrebine ou un jeune belge "de souche" s'il est permis de parler ainsi aille se faire tuer à 18 ans quelque part du côté d'Alep en Syrie. Les seules guerres qui impliquent des européens, sont des opérations de maintien de la paix, d'interposition entre ethnies rivales en RCA ou bien répondre à l'invasion du Mali par des groupes inspirés d'AQMI.
Ces guerres ne nous concernent guère, désormais. Elle impliquent des professionnels, qui connaissent les risques du métier, mais même avec des professionnels, la population civile ne tolèrerait guère que les pertes humaines soient importantes. Que des jeunes français, ou des soldats de la Légion Etrangère puissent mourir dans des opérations extérieures de maintien de la paix, ceci est de moins en moins admis.
Alors, les immenses pertes en vie humaines dans les combats de l'Argonne et ailleurs sur la ligne de front de ce mois de septembre 1914 sont désormais complètement en dehors de notre monde.
Et aujourd'hui, par exemple, j'envoie un chèque de 500 euros au trésorier allemand Hans Georg du LIONS CLUB PARIS SAINT GEORGES pour faire face aux premières dépenses de ce club que nous allons construire tous ensemble, un petit groupe...mais dans un objectif de rendre service à un autre et sur une base consensuelle.
Les autres sources d'informations qui viennent en complément de ce BLOG
Il y a de très nombreuses sources d'information, qui se trouvent sur Internet et qui ont un lien avec ces trois personnages, pour toute personne le souhaitant :
Blog sur le général Marchal : http://www.blogspot.com/generalmarchal
Des informations dans Wikipedia concernent le village de Thonne les Prés, village dont le général Marchal a été le Maire à la fin des années 50 et le début des années 60.
Blog sur Irène Benoit née Marchal
Blog sur le capitaine Jean Journès
Concernant le sous-lieutenant Louis BENOIT, pour la bataille de SERVON qui s'est déroulée en Argonne en septembre 1914, il existe une documentation extraordinairement précise et détaillée qui a été écrite dans les années 70 par le Général Rouyer.
C'est sans doute une des meilleurs spécialistes des combats en Argonne.
Pour les officiers, il y a la possibilité pour la famille de consulter le dossier personnel en se rendant au fort de Vincennes qui a archivé tous les dossiers personnels.
L'association des écrivains combattants, qui a été créée à la fin de la première guerre mondiale réunit les auteurs qui présentent un nouveau livre chaque année lors d'une après-midi du livre.
La démarche est avant tout une démarche personnelle. Les sources existent et elles sont conservées. Les visions, les représentations se modifient, elles ne sont pas immuables.
dimanche 20 avril 2014
Trois cartes décrivent ces trois itinéraires...
Le sous-lieutenant Louis Benoit est né à Montpellier le 22 février 1868.
Il tue une officier allemand, le docteur Cassier le matin du 25 août 1914 avec son fusil entre le village de Breux dans la Meuse et un hameau, Fagny.
C'est un tireur d'élite. le corps de l'officier allemand va tomber du véhicule et le chauffeur va retourner vers les lignes allemandes en Belgique. Sur le corps de l'officier allemand vont être trouvés des documents importants pour la suite du conflit.
Un hebdomadaire de Lyon en fait l'image de couverture.
La légion d'honneur lui sera attribuée pour ce fait d'armes.
Nota : Il y a une erreur sur ce document : la date du décès est du 15 septembre 1914.
Il meurt le 15 septembre 1914 à La Chalade, dans la Meuse, lors de la bataille de Servon.
En voici l'Eglise :
Il meurt debout, car c'est un tireur d'élite et il tire debout. C'est la fin de la guerre de mouvement, et l'armée Française poursuit l'armée allemande, qui recule, après la bataille de la Marne entre les 6 et 10 septembre 1914.
Le Capitaine Jean Journès meurt après avoir reçu un éclat d'obus le matin du 6 octobre 1915 en Champagne, dans la zone de Perthes les Hurlus.
Le jeune capitaine Marchal après avoir grillé ses dernières cartouches de son revolver d'ordonnance est fait prisonnier en 1915.
Trois intinéraires conduisent trois hommes en Champagne, dans les Ardennes et en Lorraine entre le bel été 1914 et...
Trois hommes.
Deux se connaissent, car ils sont beaux-frères, le capitaine Jacques Eugène Emile Marchal
et le sous-lieutenant Louis Benoit.
Bous retrouvons une photographie de Louis BENOIT
Et c'est une photographie qui date de l'année 1900, ainsi que cela est indiqué par une mention au verso de la photographie, qui indique grade, année et lieu !
Une bien riche trouvaille, qui nous donne un jalon essentiel d'un parcours qui démarre de la belle ville de Montpellier, passe par Tunis en 1900, par Stenay une dizaine d'année après, Mouzay, Longuyon, la Belgique, puis le fait d'armes entre Breux et Fagny, qui a une incidence incertaine dans le massacre de la population civile du village des Ardennes voisin de Margny, quelques heures après la mort du docteur Cassier.
Des informations, bien sûr, sont à recueillir, il faut encore et encore compléter pour tenter de comprendre ces "mécanismes" d'enfermement des hommes qui conduisent l'un à tuer l'autre, mécanismes qui sont bien sûr en vigueur aujourd'hui dans de nombreux lieux de la planète.
Le troisième, François Jean Journès ne les connait pas.
Son parcours le conduit en Mauritanie :
Deux sont nés dans le midi, dans l'Herault pour l'un et dans l'Aude pour l'autre.
Le capitaine Marchal est né à Paris, mais il est originaire de la Lorraine.Deux vont mourir, le troisième va survivre, être prisonnier et surtout recommencer une nouvelle guerre, 20 années après : Il sera de nouveau prisonnier. Il sera libéré par les troupes anglaises en mai 1945. Il sortira épuisé et amaigri du camp de représailles de Lübeck et épousera le 20 août 1945 celle qui est connue encore dans le petit village de Thonne les Prés comme :
Nous allons vous parler de ces deux morts et de ce prisonnier : tel est l'objectif de ce blog, qui n'a pas d'autre enjeu que de délivrer une vision, bien sûr perfectible, qui sera datée, car la vision d'un homme lors de ce beau dimanche 20 avril 2014, vers 9 heures du matin, dans un riche pays occidental d'un très riche continent qui voit la guerre a ses frontières, mais ne connait plus que la forme de la guerre économique sur son territoire et voit la guerre de très loin, en Afrique et au Moyen-Orient, cette vision pourra toujours attirer une réflexion mille fois entendue :
La "générale" aura 4 enfants et le dernier va oeuvrer dans les télécoms...
Il sera toujours bon de faire un lien entre une excellence militaire et guerrière, qui va rencontrer une autre excellence, militaire et guerrière, s'affronter et mourir parfois
et d'autres excellences techniques et économiques.
Aujourd'hui, plus de 100 années après, une réflexion sur les objectifs de l'excellence n'est jamais de trop !
A quoi servent des comptes financiers excellents dans le cadre d'une guerre économique totale qui va être encore le cadre de mon action personnelle et de nombreuses autres personnes que je connais bien dans les télécommunications internationales, le mot international étant d'ailleurs quelque peu superflu !
"Mère" était si heureuse de me voir rejoindre en septembre 1975 une administration des PTT où elle connaissait la femme qui avait eu la plus brillante carrière de toutes les femmes dans cette administration, madame SINONCELLI, quia été d'une grande aide dans les difficultés initiales que j'avais pu rencontrer.
Deux se connaissent, car ils sont beaux-frères, le capitaine Jacques Eugène Emile Marchal
et le sous-lieutenant Louis Benoit.
Bous retrouvons une photographie de Louis BENOIT
Et c'est une photographie qui date de l'année 1900, ainsi que cela est indiqué par une mention au verso de la photographie, qui indique grade, année et lieu !
Une bien riche trouvaille, qui nous donne un jalon essentiel d'un parcours qui démarre de la belle ville de Montpellier, passe par Tunis en 1900, par Stenay une dizaine d'année après, Mouzay, Longuyon, la Belgique, puis le fait d'armes entre Breux et Fagny, qui a une incidence incertaine dans le massacre de la population civile du village des Ardennes voisin de Margny, quelques heures après la mort du docteur Cassier.
Des informations, bien sûr, sont à recueillir, il faut encore et encore compléter pour tenter de comprendre ces "mécanismes" d'enfermement des hommes qui conduisent l'un à tuer l'autre, mécanismes qui sont bien sûr en vigueur aujourd'hui dans de nombreux lieux de la planète.
Le troisième, François Jean Journès ne les connait pas.
Son parcours le conduit en Mauritanie :
Deux sont nés dans le midi, dans l'Herault pour l'un et dans l'Aude pour l'autre.
Le capitaine Marchal est né à Paris, mais il est originaire de la Lorraine.Deux vont mourir, le troisième va survivre, être prisonnier et surtout recommencer une nouvelle guerre, 20 années après : Il sera de nouveau prisonnier. Il sera libéré par les troupes anglaises en mai 1945. Il sortira épuisé et amaigri du camp de représailles de Lübeck et épousera le 20 août 1945 celle qui est connue encore dans le petit village de Thonne les Prés comme :
La Générale
Nous allons vous parler de ces deux morts et de ce prisonnier : tel est l'objectif de ce blog, qui n'a pas d'autre enjeu que de délivrer une vision, bien sûr perfectible, qui sera datée, car la vision d'un homme lors de ce beau dimanche 20 avril 2014, vers 9 heures du matin, dans un riche pays occidental d'un très riche continent qui voit la guerre a ses frontières, mais ne connait plus que la forme de la guerre économique sur son territoire et voit la guerre de très loin, en Afrique et au Moyen-Orient, cette vision pourra toujours attirer une réflexion mille fois entendue :
"Vous ne pouvez pas comprendre "
La "générale" aura 4 enfants et le dernier va oeuvrer dans les télécoms...
Il sera toujours bon de faire un lien entre une excellence militaire et guerrière, qui va rencontrer une autre excellence, militaire et guerrière, s'affronter et mourir parfois
et d'autres excellences techniques et économiques.
Aujourd'hui, plus de 100 années après, une réflexion sur les objectifs de l'excellence n'est jamais de trop !
A quoi servent des comptes financiers excellents dans le cadre d'une guerre économique totale qui va être encore le cadre de mon action personnelle et de nombreuses autres personnes que je connais bien dans les télécommunications internationales, le mot international étant d'ailleurs quelque peu superflu !
"Mère" était si heureuse de me voir rejoindre en septembre 1975 une administration des PTT où elle connaissait la femme qui avait eu la plus brillante carrière de toutes les femmes dans cette administration, madame SINONCELLI, quia été d'une grande aide dans les difficultés initiales que j'avais pu rencontrer.
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